25/08/2026
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Les résultats de l’enquête internationale PISA 2025 viennent d’être publiés et dressent un constat préoccupant : le niveau des élèves français recule en mathématiques et en compréhension de l’écrit.
Et cette baisse ne concerne pas uniquement les élèves en difficulté. En un peu plus de vingt ans, la proportion d’élèves français considérés comme très performants en mathématiques a été divisée par trois, passant de 15,1 % en 2003 à seulement 5 % en 2025.
Pour les lycéens qui envisagent de s’orienter vers des études de médecine et leurs parents, ces résultats soulèvent une question essentielle : comment construire dès le lycée des bases scientifiques suffisamment solides pour aborder des études de santé particulièrement exigeantes ?
Le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA), piloté par l’OCDE, est la plus grande étude internationale consacrée à l’éducation.
Pour son édition 2025, 760 000 élèves âgés de 15 ans issus de 91 pays et économies ont participé à l’évaluation.
PISA ne mesure pas uniquement les connaissances acquises à l’école. L’étude cherche également à évaluer la capacité des élèves à mobiliser leurs connaissances, raisonner, analyser une situation et résoudre des problèmes, notamment en mathématiques et en sciences.
Des compétences particulièrement importantes pour les élèves qui souhaitent poursuivre vers des études scientifiques.
Le nombre d’élèves ne maîtrisant pas suffisamment les fondamentaux mathématiques a fortement progressé.
En 2003, 16,6 % des élèves français se situaient sous le niveau 2 de compétence en mathématiques. En 2025, ils sont désormais 36 %.
Autrement dit, plus d’un élève français sur trois n’atteint pas aujourd’hui le niveau de compétence considéré comme élémentaire par PISA.
Au niveau 2, un élève doit notamment être capable d’interpréter une situation simple et de déterminer comment la représenter mathématiquement.
La France enregistre ainsi en mathématiques certains de ses résultats les plus faibles depuis le lancement de PISA.
| Domaine évalué | France | Moyenne OCDE | Évolution depuis 2022 |
|---|---|---|---|
| 🔬 Sciences | 483 | 482 | ≈ stable |
| 🧮 Mathématiques | 458 | 463 | -16 points |
| 📖 Compréhension de l’écrit | 456 | 461 | -18 points |
C’est probablement l’un des enseignements les plus marquants de PISA 2025 et un indicateur particulièrement important pour les familles dont les enfants envisagent des études scientifiques exigeantes.
En 2003, 15,1 % des élèves français atteignaient les niveaux 5 ou 6 en mathématiques, correspondant aux niveaux de performance les plus élevés.
Ils ne sont plus que 5 % en 2025.
La proportion d’élèves français très performants en mathématiques a donc été divisée par trois en un peu plus de vingt ans.
Et la France se situe désormais en dessous de la moyenne des pays de l’OCDE, où 8 % des élèves atteignent ces niveaux d’excellence.
À ces niveaux, les élèves sont notamment capables de modéliser mathématiquement des situations complexes et de sélectionner, comparer et évaluer différentes stratégies de résolution.
L’enjeu n’est donc pas seulement de lutter contre les difficultés scolaires. Il est aussi de continuer à faire progresser les bons élèves et de leur permettre d’atteindre un haut niveau de maîtrise scientifique.
Pour les élèves qui souhaitent poursuivre des études de médecine, ces résultats doivent être mis en perspective avec les exigences qui les attendent après le baccalauréat.
Les études de santé nécessitent de disposer de fondamentaux scientifiques solides, mais aussi d’une réelle capacité de raisonnement.
Dès la première année, les étudiants doivent assimiler un volume important de connaissances, comprendre des mécanismes complexes, analyser des données et mobiliser rapidement leurs acquis.
Le passage du lycée aux études supérieures implique également un changement de rythme considérable et une autonomie beaucoup plus importante dans le travail.
Avoir de bonnes notes au lycée constitue donc un atout, mais ne suffit pas toujours à garantir que les acquis et les méthodes de travail sont suffisamment solides pour répondre aux exigences du supérieur.
C’est précisément ce que souligne la diminution du nombre d’élèves atteignant les niveaux les plus élevés de PISA : l’enjeu ne consiste pas uniquement à rattraper des difficultés, mais aussi à accompagner les bons élèves pour leur permettre d’aller plus loin.
Les résultats du PISA 2025 apportent un nouvel éclairage sur le niveau scolaire des élèves français. L’enquête montre notamment une baisse importante des performances en mathématiques et en compréhension de l’écrit, tandis que les résultats en sciences restent globalement stables par rapport à 2022.
Ces résultats doivent toutefois être interprétés avec prudence lorsqu’il est question d’études de médecine. Le PISA n’est pas un test d’aptitude aux études de santé et ne permet pas de prédire la réussite future d’un étudiant en PASS ou en LAS. Il évalue les compétences des élèves de 15 ans et leur capacité à mobiliser leurs connaissances dans des situations concrètes.
En revanche, les compétences évaluées par PISA, notamment en sciences et en mathématiques, font partie des bases qu’un lycéen peut avoir intérêt à consolider avant d’aborder des études supérieures scientifiques. Pour un futur étudiant en santé, l’objectif est donc moins de « réussir le PISA » que de disposer de fondamentaux scientifiques solides, de capacités de raisonnement et de méthodes de travail efficaces.
Les études de santé demandent de mobiliser des connaissances scientifiques, mais aussi de savoir les comprendre, les appliquer et raisonner face à des problèmes nouveaux. Dès le lycée, plusieurs compétences peuvent donc être progressivement développées.
La maîtrise des notions essentielles en sciences constitue une base importante pour aborder les enseignements scientifiques du supérieur. Revenir sur les notions mal comprises permet d’éviter d’accumuler des lacunes avant l’entrée en études de santé.
Au-delà de la mémorisation, il est important d’apprendre à analyser une situation, interpréter des données, mobiliser ses connaissances et construire un raisonnement logique.
La quantité de connaissances à assimiler en études de santé nécessite une organisation et une régularité de travail. Développer ces habitudes dès le lycée peut faciliter la transition vers l’enseignement supérieur.
Un niveau scientifique fragile au lycée n’empêche pas nécessairement d’envisager des études de santé. L’enjeu est surtout d’identifier suffisamment tôt les notions à consolider et de mettre en place une méthode adaptée pour progresser.
C’est une question légitime pour de nombreux parents.
Un lycéen qui obtient 16, 17 ou 18/20 en mathématiques ou en physique-chimie peut sembler parfaitement préparé à poursuivre des études scientifiques.
Mais une bonne moyenne scolaire et la préparation à des études particulièrement exigeantes ne répondent pas exactement aux mêmes objectifs.
Pour un élève qui envisage médecine, il s’agit aussi de développer progressivement sa capacité à résoudre des problèmes complexes, mobiliser plusieurs connaissances simultanément, raisonner avec rigueur, travailler efficacement et devenir autonome.
L’objectif n’est donc pas nécessairement de combler des lacunes. Il peut être de transformer un bon niveau scolaire en un socle scientifique et méthodologique suffisamment solide pour réussir la transition vers les études de santé.
Face aux constats dressés par PISA, l’enjeu est double : renforcer le socle scientifique des lycéens et permettre à davantage de jeunes de se projeter avec ambition dans les études scientifiques et de santé.
C’est dans cette logique que s’inscrit l’accompagnement Lycée de Médisup.
De la Première à la Terminale, les lycéens qui envisagent des études de santé peuvent bénéficier d’un accompagnement progressif pour :
L’objectif est de permettre aux futurs étudiants en santé de construire dès aujourd’hui les connaissances, les méthodes et les capacités de raisonnement dont ils auront besoin demain.
| Année | Sciences | Mathématiques | Lecture |
|---|---|---|---|
| 2015 | 495 | 493 | 499 |
| 2018 | 493 | 495 | 498 |
| 2022 | 487 | 474 | 474 |
| 2025 | 483 | 458 | 456 |
Lire l’article : 5 raisons de se préparer aux études de médecine dès le lycée
Comme le souligne Jean-Charles Brandely, Président de Médisup, à la suite de la publication des résultats PISA 2025, nous avons une responsabilité collective : “renforcer le socle scientifique de nos lycéens et permettre à davantage de jeunes de se projeter avec ambition dans les études de santé et les études scientifiques.”
Parce que lorsqu’un lycéen envisage médecine, sa préparation ne commence pas nécessairement le jour de son entrée dans le supérieur : ses premières fondations scientifiques se construisent dès le lycée.
La France se situe autour de la moyenne de l’OCDE dans les trois domaines évalués. Elle obtient 483 points en sciences, 458 points en mathématiques et 456 points en compréhension de l’écrit. Le rang varie selon la matière évaluée : il n’existe donc pas un classement PISA unique de la France.
En 2025, la France obtient 483 points en sciences, 458 en mathématiques et 456 en compréhension de l’écrit. Les résultats sont inférieurs à ceux de 2022 en mathématiques et en compréhension de l’écrit, tandis que les performances en sciences sont globalement stables.
Avec 483 points en sciences, les élèves français se situent légèrement au-dessus de la moyenne de l’OCDE, établie à 482 points. Cependant, les résultats français en sciences restent inférieurs à ceux de 2015.
PISA, pour Programme international pour le suivi des acquis des élèves, est une enquête internationale menée par l’OCDE auprès d’élèves âgés de 15 ans. Elle évalue leur capacité à mobiliser leurs connaissances et compétences en sciences, en mathématiques et en compréhension de l’écrit dans des situations concrètes.
Non. Le PISA ne mesure pas les compétences spécifiques nécessaires pour réussir les études de médecine et ne permet pas de prédire la réussite en PASS ou en LAS. Il peut toutefois donner un aperçu du niveau scolaire et scientifique des élèves à l’échelle d’un pays.
Il n’existe pas de score PISA ou de niveau scientifique minimum permettant à lui seul de déterminer si un lycéen peut réussir des études de médecine. En revanche, de bonnes bases scientifiques, des capacités de raisonnement et une méthode de travail régulière constituent des atouts pour aborder les études de santé.
Le choix des spécialités dépend notamment du projet de l’élève, de ses points forts et des attendus de la formation envisagée. Les enseignements scientifiques peuvent permettre de consolider des connaissances et méthodes utiles pour les études de santé.
Il n’est pas nécessaire d’être excellent en mathématiques pour envisager des études de médecine. En revanche, les mathématiques contribuent au développement du raisonnement, de l’analyse et de la rigueur scientifique, qui peuvent être utiles dans les études de santé.
Il est possible de progresser en reprenant les notions fondamentales, en identifiant ses lacunes, en s’entraînant régulièrement et en développant une méthode de travail adaptée. Une préparation progressive dès le lycée peut également aider à aborder l’entrée dans les études de santé avec davantage de sérénité.