06/03/2026
Fin de la formulation des vœux sur Parcoursup : et après ?
Le 12 mars dernier a marqué la fin de la formulation des vœux sur Parcoursu…
Cette évolution, encore en cours de définition, marque une étape supplémentaire dans la transformation des études médicales en France. Voici les principaux éléments à retenir à ce stade.
Un système actuel jugé complexe
Aujourd’hui, les lycéens souhaitant s’orienter vers des études de santé doivent choisir entre deux voies distinctes : le Parcours d’Accès Spécifique Santé (PASS) et la Licence Accès Santé (LAS).
Mis en place pour remplacer la PACES, ce système avait pour objectif de diversifier les profils et de proposer plusieurs chances d’accès aux filières de santé. Dans les faits, il a introduit une organisation complexe, avec des modalités variables selon les universités et une lisibilité parfois limitée pour les étudiants et leurs familles.
C’est dans ce contexte que le gouvernement souhaite aujourd’hui faire évoluer le dispositif.
Vers une licence avec accès santé pour tous
La réforme envisagée repose sur un principe central : mettre fin à la distinction entre PASS et LAS pour proposer un parcours unique.
À terme, les étudiants s’inscriraient dans une licence avec accès santé, commune à tous, dans laquelle les enseignements liés à la santé seraient intégrés dès le début du cursus. L’objectif est de proposer une base plus homogène et de permettre une progression plus lisible au fil des années.
L’accès à cette licence continuerait de se faire via Parcoursup, qui resterait la porte d’entrée principale après le baccalauréat.
Une organisation structurée en blocs d’enseignements
Le futur modèle s’appuierait sur une organisation en blocs d’enseignements. Chaque étudiant devrait ainsi valider différents ensembles de compétences au cours de son parcours.
Trois grands types de blocs sont évoqués :
Cette structuration vise à permettre une progression par étapes, avec des validations régulières, plutôt qu’une sélection concentrée sur une seule année.
Une harmonisation à l’échelle nationale
L’un des objectifs affichés est également d’uniformiser le fonctionnement des études de santé sur l’ensemble du territoire.
Aujourd’hui, les modalités du PASS et de la LAS peuvent varier sensiblement d’une université à l’autre. Le futur système viserait à instaurer un cadre commun, avec des règles partagées à l’échelle nationale, afin de garantir une meilleure lisibilité et une plus grande équité entre les étudiants.
Des modalités de sélection repensées
La sélection pour l’accès aux études de santé évoluerait elle aussi. Le modèle envisagé repose sur une logique plus progressive, intégrée au parcours universitaire.
Plusieurs éléments sont d’ores et déjà évoqués :
Une réforme encore en cours de définition
Si les grandes orientations sont désormais connues, de nombreux points restent à préciser avant la mise en œuvre effective de cette réforme. Les textes officiels à venir viendront détailler les modalités concrètes d’application.
Dans ce contexte, il est essentiel pour les futurs étudiants de rester attentifs aux prochaines annonces afin d’anticiper au mieux leur orientation.
Que deviennent les étudiants inscrits en PASS ou LAS en 2026 ?
Les premiers concernés par la réforme sont les étudiants déjà inscrits en PASS ou LAS pour 2026/27. Que vont devenir les étudiants qui entrent en PASS ou LAS à la rentrée 2026, s’ils échouent ?
À ce stade, les modalités exactes de transition entre l’ancien et le nouveau système n’ont pas encore été entièrement précisées. Toutefois, comme lors des précédentes réformes, un principe de continuité devrait être appliqué.
Concrètement, les étudiants engagés en PASS / LAS en 2026/27 devraient pouvoir terminer leur parcours dans le cadre dans lequel ils ont commencé, avec des dispositifs d’aménagement si nécessaire. En cas d’échec à l’accès en études de santé, ils conserveraient la possibilité de poursuivre leur cursus universitaire en licence et de se réorienter.
Des passerelles ou adaptations pourraient également être mises en place pour tenir compte de la réforme, mais ces points devront être confirmés par les textes officiels à venir.
Ce qu’il faut retenir
Cette annonce du gouvernement marque une nouvelle étape dans l’évolution des études de santé en France. Elle s’articule autour de plusieurs axes majeurs :
Les questions les plus posées depuis l’annonce
Si tu entres en Parcours d’Accès Spécifique Santé (PASS) ou en Licence Accès Santé (LAS) à la rentrée 2026, tu restes, à ce stade, dans le système actuel.
– La réforme ne devrait pas s’appliquer immédiatement aux étudiants déjà engagés dans ces parcours.
– Comme lors des réformes précédentes, un principe de continuité est généralement mis en place.
Concrètement :
tu poursuis ton cursus selon les règles du PASS/LAS
les modalités de sélection restent celles connues aujourd’hui
des ajustements peuvent exister, mais ils seront précisés ultérieurement
À ce jour, aucune règle précise n’a été officiellement confirmée concernant le nombre de tentatives dans le futur système ou en phase de transition.
– La question du redoublement fait partie des points encore en discussion.
– Les règles pourraient différer du PASS/LAS actuel, notamment avec la logique de sélection progressive.
Des précisions sont attendues dans les textes officiels à venir.
Si la réforme entre en application à cette période, la question du redoublement en Parcours d’Accès Spécifique Santé (PASS) se pose en effet.
Deux cas possibles à ce stade :
soit les étudiants déjà inscrits conservent les règles actuelles
soit des modalités transitoires sont mises en place
Dans tous les cas, le nouveau système tend vers une logique différente :
– moins centrée sur le redoublement d’une année unique
– davantage basée sur une progression par blocs validés
Aujourd’hui, certains étudiants passent par une Licence STAPS avec option LAS pour candidater en kinésithérapie.
Avec la réforme :
-la logique d’options LAS pourrait disparaître au profit d’un parcours unique
-l’accès aux études de santé (dont kiné) passerait par la nouvelle licence avec accès santé
Cependant les modalités exactes pour les filières comme kiné et les passerelles depuis des licences spécifiques restent encore à préciser.
C’est une remarque fréquente, mais les deux systèmes présentent des différences importantes avec la Première Année Commune aux Études de Santé (PACES).
Dans le modèle envisagé :
– la sélection ne serait plus concentrée sur une seule année
– elle serait répartie dans le temps
– elle reposerait sur la validation progressive de blocs d’enseignements
– plusieurs moments de candidature seraient possibles
Le fonctionnement global reste donc différent, même si l’idée d’un cadre national plus homogène peut rappeler certains aspects de la PACES.
Le nombre de places dans les études de santé dépend de plusieurs facteurs :
– Les capacités de formation des universités
– Les terrains de stage disponibles
– Les besoins du système de santé à long terme
Augmenter les places ne relève donc pas uniquement d’une décision administrative immédiate. Cela implique des contraintes organisationnelles, humaines et financières importantes.
La réforme actuelle porte davantage sur les modalités d’accès que sur le volume global de places.