29/06/2026
Prépa médecine : ce qu’il faut vraiment comparer avant de choisir
Il existe en France plus d’une centaine de prépas médecine qui accompagnent…
Ce qu’il faut retenir :
• L’objectif principal de la réforme est de simplifier un système devenu illisible, notamment sur Parcoursup.
• La sélection restera toutefois aussi exigeante : le nombre de places en médecine, pharmacie, maïeutique, odontologie et kinésithérapie ne change pas.
• Le classement ne reposera plus uniquement sur les notes de santé, mais sur l’ensemble du parcours académique.
• Les étudiants entrant dans le supérieur en septembre 2026 ne sont pas concernés : ils suivront encore le système PASS/LAS actuel.
• Les élèves actuellement en première (2025-2026) seront la première promotion concernée par la réforme en septembre 2027.
• Les spécialités scientifiques au lycée — mathématiques, physique-chimie et SVT — restent la préparation la plus recommandée.
| Date | Événement |
| 07/07/2026 | Les projets de décret et d’arrêté de la réforme introduisent l’appellation « licence portail santé » pour désigner la nouvelle voie d’accès aux études de santé, qui remplacera progressivement le système PASS/LAS à partir de la rentrée 2027. (Source: aefinfo.fr – 07/07/26) |
L’annonce a été formalisée le 17 avril 2026, lors d’une conférence de presse organisée à l’Université Paris Cité par Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, et Stéphanie Rist, ministre de la Santé.
Le gouvernement a récemment annoncé une nouvelle évolution des modalités d’accès aux études de santé. Après la suppression de la PACES en 2020 et la mise en place du système PASS / LAS, des nouvelles modalités d’accès se dessinent avec l’ambition de simplifier et d’harmoniser le parcours des étudiants à l’échelle nationale.
Cette évolution, encore en cours de définition, marque une étape supplémentaire dans la transformation des études médicales en France.
Cette officialisation s’appuie sur la proposition de loi de la sénatrice Corinne Imbert, adoptée en première lecture au Sénat le 20 octobre 2025, qui posait déjà les grands principes de la voie unique. Stéphanie Rist a elle-même précisé qu’il ne s’agissait pas techniquement d’une « réforme » au sens strict, mais d’un changement « significatif et transformant ».
Voici les principaux éléments à retenir à ce stade.
| Date | Événement |
| 20 octobre 2025 | Adoption en première lecture au Sénat de la proposition de loi Corinne Imbert, base législative de la réforme |
| 25 novembre 2025 | La Conférence des doyens de médecine se retire temporairement des groupes de travail gouvernementaux |
| 25 mars 2026 | Courrier de la Conférence des doyens aux ministères, demandant un report à 2028 |
| 15 avril 2026 | L’Académie nationale de médecine demande à son tour un report à 2028 |
| 17 avril 2026 | Conférence de presse à l’Université Paris Cité : annonce officielle par Philippe Baptiste et Stéphanie Rist |
| 29 avril 2026 | Publication de la fiche officielle Service-Public.fr récapitulant la réforme |
| Novembre 2026 | Maquettes Parcoursup |
| Septembre 2027 | Déploiement progressif de la licence portail santé, qui remplacera progressivement le PASS et la LAS dans le cadre de la réforme. |
À noter : les projets de décret et d’arrêté de la réforme utilisent désormais l’appellation « licence portail santé » pour désigner la nouvelle voie d’accès qui remplacera progressivement le système PASS/LAS à compter de la rentrée 2027. Cette terminologie devrait progressivement s’imposer dans les communications des universités.
Aujourd’hui, les lycéens souhaitant s’orienter vers des études de santé doivent choisir entre deux voies distinctes : le Parcours d’Accès Spécifique Santé (PASS) et la Licence Accès Santé (LAS).
Mis en place pour remplacer la PACES, ce système avait pour objectif de :
Dans les faits, il a introduit une organisation complexe :
C’est dans ce contexte que le gouvernement souhaite aujourd’hui faire évoluer le dispositif.
La réforme envisagée repose sur un principe central : mettre fin à la distinction entre PASS et LAS pour proposer un parcours unique.
À terme, les étudiants s’inscriraient dans une licence avec accès santé, commune à tous, dans laquelle les enseignements liés à la santé seraient intégrés dès le début du cursus. L’objectif est de proposer une base plus homogène et de permettre une progression plus lisible au fil des années.
L’accès à cette licence continuerait de se faire via Parcoursup, qui resterait la porte d’entrée principale après le baccalauréat.
| Avant 2027 | Après 2027 |
| PASS + LAS | Voie unique |
| Mineure santé | 3 blocs |
| Pas de redoublement PASS | Redoublement possible |
| Variabilité selon facs | Harmonisation nationale |
La future voie d’accès est désormais désignée dans les projets de textes sous le nom de « licence portail santé », appellation qui remplacera progressivement les références au PASS et à la LAS.
Le futur modèle s’appuierait sur une organisation en blocs d’enseignements. Chaque étudiant devrait ainsi valider différents ensembles de compétences au cours de son parcours.
Trois grands types de blocs sont évoqués :
Ces trois blocs représenteraient au total environ 60 crédits ECTS, répartis approximativement ainsi : bloc santé (24 à 30 ECTS), bloc disciplinaire (24 à 30 ECTS), bloc transversal (6 à 12 ECTS). Ces fourchettes, issues des projets de texte connus mi-2026, restent à confirmer par les maquettes officielles attendues sur Parcoursup en novembre 2026. Sur Parcoursup, les candidats formuleraient un vœu principal « santé », assorti d’un sous-vœu disciplinaire correspondant à la discipline choisie pour le bloc 2.
L’un des objectifs affichés est également d’uniformiser le fonctionnement des études de santé sur l’ensemble du territoire.
Aujourd’hui, les modalités du PASS et de la LAS peuvent varier sensiblement d’une université à l’autre. Le futur système viserait à instaurer un cadre commun, avec des règles partagées à l’échelle nationale, afin de garantir une meilleure lisibilité et une plus grande équité entre les étudiants.
La sélection pour l’accès aux études de santé évoluerait elle aussi. Le modèle envisagé repose sur une logique plus progressive, intégrée au parcours universitaire.
Plusieurs éléments sont d’ores et déjà évoqués :
Concrètement, le mécanisme envisagé fonctionnerait ainsi : une première tentative de candidature aux filières MMOPK à l’issue de la L1 ; en cas d’échec, possibilité de redoubler la L1 (sans nouvelle tentative immédiate) ; une seconde tentative possible à l’issue d’une L2 validée ; en cas de double échec, poursuite de la licence dans la discipline du bloc 2, les crédits validés n’étant pas perdus.
La réforme prévoit par ailleurs de renforcer les passerelles : une passerelle élargie pour les titulaires d’une licence complète, destinée à favoriser les vocations tardives, ainsi qu’un renforcement des passerelles pour les professionnels paramédicaux ayant validé trois années de cursus. Une expérimentation limitée et optionnelle permettra également un accès direct à la pharmacie pour les étudiants visant exclusivement cette filière.
Si les grandes orientations sont désormais connues, de nombreux points restent à préciser avant la mise en œuvre effective de cette réforme. Les textes officiels à venir viendront détailler les modalités concrètes d’application.
Dans ce contexte, il est essentiel pour les futurs étudiants de rester attentifs aux prochaines annonces afin d’anticiper au mieux leur orientation.
Le calendrier fait débat : la Conférence des doyens de médecine, dans un courrier du 25 mars 2026, a jugé l’échéance de 2027 « irréaliste » et demandé un report à 2028, rejointe quelques jours plus tard par l’Académie nationale de médecine. Les doyens s’opposent notamment à la réintroduction du redoublement, craignant un alourdissement des effectifs, et souhaitent que la seconde chance de candidature repose sur les seuls enseignements de santé plutôt que sur un interclassement entre licences différentes. Du côté des organisations étudiantes, l’accueil est plus favorable : la FAGE a salué le retour du redoublement comme une avancée. Le financement précis de la réforme n’était pas chiffré au moment de l’annonce du 17 avril 2026.
Non. Cette réforme ne signifie pas un assouplissement de la sélection. L’accès aux études de santé restera très exigeant, avec un nombre de places toujours limité.
Le changement porte avant tout sur l’organisation du parcours d’accès, et non sur le niveau attendu des candidats. La concurrence restera donc forte, comme aujourd’hui.
Autrement dit : nouvelle structure ne veut pas dire baisse de difficulté. Les étudiants devront toujours présenter un excellent dossier, une solide méthode de travail et une forte capacité d’adaptation pour réussir.
Vous êtes actuellement en terminale (année scolaire 2025-2026) et intégrerez l’enseignement supérieur en septembre 2026. Le dispositif actuel PASS, LAS et LSPS reste pleinement en vigueur : cette réforme n’a aucun impact sur votre parcours.
Vous êtes en première (année scolaire 2025-2026) : vous êtes directement concerné(e) par cette réforme. Vous ferez partie de la première promotion à intégrer la nouvelle voie unique à partir de septembre 2027. Les spécialités scientifiques — mathématiques, physique-chimie et SVT — demeurent les enseignements les plus recommandés pour s’y préparer. Aucun changement des programmes du secondaire n’est prévu.
Les premiers concernés par la réforme sont les étudiants déjà inscrits en PASS ou LAS pour 2026/27. Que vont devenir les étudiants qui entrent en PASS ou LAS à la rentrée 2026, s’ils échouent ?
À ce stade, les modalités exactes de transition entre l’ancien et le nouveau système n’ont pas encore été entièrement précisées. Toutefois, comme lors des précédentes réformes, un principe de continuité devrait être appliqué.
Concrètement, les étudiants engagés en PASS / LAS en 2026/27 devraient pouvoir terminer leur parcours dans le cadre dans lequel ils ont commencé, avec des dispositifs d’aménagement si nécessaire. En cas d’échec à l’accès en études de santé, ils conserveraient la possibilité de poursuivre leur cursus universitaire en licence et de se réorienter.
Des passerelles ou adaptations pourraient également être mises en place pour tenir compte de la réforme, mais ces points devront être confirmés par les textes officiels à venir.
Sans attendre la généralisation nationale, l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines a mis en place, dès la rentrée 2026, une voie unique locale baptisée « One LAS » (Licence Sciences pour la Santé), avec deux parcours sur Parcoursup et une possibilité de candidater aux filières de santé à l’issue de la L1, de la L2 ou de la L3. Un cas concret qui permet de se projeter, même s’il ne préjuge pas des modalités qui seront retenues au niveau national.
Les questions les plus posées depuis l’annonce
Si tu entres en Parcours d’Accès Spécifique Santé (PASS) ou en Licence Accès Santé (LAS) à la rentrée 2026, tu restes, à ce stade, dans le système actuel.
– La réforme ne devrait pas s’appliquer immédiatement aux étudiants déjà engagés dans ces parcours.
– Comme lors des réformes précédentes, un principe de continuité est généralement mis en place.
Concrètement :
tu poursuis ton cursus selon les règles du PASS/LAS
les modalités de sélection restent celles connues aujourd’hui
des ajustements peuvent exister, mais ils seront précisés ultérieurement
À ce jour, aucune règle précise n’a été officiellement confirmée concernant le nombre de tentatives dans le futur système ou en phase de transition.
– La question du redoublement fait partie des points encore en discussion.
– Les règles pourraient différer du PASS/LAS actuel, notamment avec la logique de sélection progressive.
Des précisions sont attendues dans les textes officiels à venir.
Si la réforme entre en application à cette période, la question du redoublement en Parcours d’Accès Spécifique Santé (PASS) se pose en effet.
Deux cas possibles à ce stade :
soit les étudiants déjà inscrits conservent les règles actuelles
soit des modalités transitoires sont mises en place
Dans tous les cas, le nouveau système tend vers une logique différente :
– moins centrée sur le redoublement d’une année unique
– davantage basée sur une progression par blocs validés
Aujourd’hui, certains étudiants passent par une Licence STAPS avec option LAS pour candidater en kinésithérapie.
Avec la réforme :
-la logique d’options LAS pourrait disparaître au profit d’un parcours unique
-l’accès aux études de santé (dont kiné) passerait par la nouvelle licence avec accès santé
Cependant les modalités exactes pour les filières comme kiné et les passerelles depuis des licences spécifiques restent encore à préciser.
C’est une remarque fréquente, mais les deux systèmes présentent des différences importantes avec la Première Année Commune aux Études de Santé (PACES).
Dans le modèle envisagé :
– la sélection ne serait plus concentrée sur une seule année
– elle serait répartie dans le temps
– elle reposerait sur la validation progressive de blocs d’enseignements
– plusieurs moments de candidature seraient possibles
Le fonctionnement global reste donc différent, même si l’idée d’un cadre national plus homogène peut rappeler certains aspects de la PACES.
Le nombre de places dans les études de santé dépend de plusieurs facteurs :
– Les capacités de formation des universités
– Les terrains de stage disponibles
– Les besoins du système de santé à long terme
Augmenter les places ne relève donc pas uniquement d’une décision administrative immédiate. Cela implique des contraintes organisationnelles, humaines et financières importantes.
La réforme actuelle porte davantage sur les modalités d’accès que sur le volume global de places.
Oui. Le PASS reste pleinement en vigueur pour les étudiants qui entreront dans l’enseignement supérieur en septembre 2026. La réforme annoncée ne modifie pas les modalités d’accès pour cette promotion. Toutefois, la Conférence des doyens de médecine et l’Académie nationale de médecine ont publiquement demandé un report à 2028 ; aucun arbitrage définitif n’était connu à ce jour.
Oui, la réforme prévoit la disparition progressive des dispositifs PASS et LAS au profit d’une voie unique d’accès aux études de santé à partir de la rentrée 2027.
Les élèves actuellement en classe de première en 2025-2026 seront les premiers directement concernés. Ils intégreront l’enseignement supérieur en septembre 2027 avec le nouveau système.
Le concours sous sa forme actuelle devrait évoluer, mais la sélection restera forte. Le nombre de places en médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et kinésithérapie restera limité.
L’accès passera par une nouvelle voie unique santé, pensée pour remplacer le système PASS/LAS. Les étudiants suivront un parcours davantage harmonisé avant la sélection vers les filières MMOPK.
Le système PASS/LAS repose aujourd’hui sur deux parcours distincts. La réforme vise à créer une seule voie d’accès commune afin de simplifier l’orientation et de rendre les parcours plus lisibles.
Non. Les étudiants déjà engagés en PASS ou en LAS conserveront les règles du système actuel jusqu’à la fin de leur parcours.
Oui, la réforme a été annoncée par les autorités et doit entrer en application à partir de la rentrée universitaire 2027, sous réserve des derniers textes réglementaires.
La réforme ne supprime pas le niveau d’exigence des études de santé. Une préparation complémentaire peut donc rester utile pour acquérir une méthode de travail solide et anticiper les attendus universitaires.
Oui. Pour la rentrée 2026, les dispositifs PASS et LAS restent les voies officielles d’accès aux études de santé. Les étudiants devront donc toujours choisir entre ces deux parcours.
La future voie unique devrait proposer un tronc commun plus lisible et harmonisé pour tous les étudiants souhaitant intégrer les filières de santé. Les modalités précises d’évaluation, de spécialisation et de sélection seront précisées progressivement par les universités et le ministère.
Oui. À partir de la rentrée 2027, le PASS et la LAS laisseront progressivement place à une nouvelle voie d’accès baptisée « licence portail santé », selon les projets de textes de la réforme.
Oui. La réforme prévoit un accès direct expérimental, limité et optionnel à la pharmacie pour les étudiants souhaitant s’orienter exclusivement vers cette filière.
Pas totalement. La Conférence des doyens de médecine et l’Académie nationale de médecine ont demandé un report du calendrier à 2028, jugeant l’échéance de 2027 trop serrée, et contestent en particulier la réintroduction du redoublement.